Le talmud démasqué » de Prainatis n’est pas un faux.

Le talmud démasqué » de Prainatis n’est pas un faux.

L’explication sur le site ci-dessous. Pour les gens pressés je résume en quelques mots : en Occident les catholiques ont très tôt été avertis par des convertis des infamies contenues dans le talmud. Les juifs occidentaux, vivant en terre catholique puis catholique ou protestante ont été à leur corps défendant obligés d’expurger le talmud de ses parties les plus scandaleuses et infâmes. Et même si les rabbins ont continués à les enseigner oralement elles ne figuraient plus dans le talmud.

Par contre en terre orthodoxe ou proche, comme la Lituanie de Prainatis, de la zone orthodoxe les juifs n’ont pas expurgé leur talmud et c’est donc ce talmud non expurgé qui a été exposé par Prainatis.

Ceux qui clament que Prainatis est un faussaire sont donc eux-mêmes des faussaires et des menteurs.

L’affaire dans le détail pour ceux qui ont le temps :

L’Eglise et la condamnation du Talmud

L’Église et la condamnation du Talmud !

1 avril 2011

« Le Talmud contient des blasphèmes contre Dieu le Christ et la Vierge Marie. »

Innocent IV (Impia Judaeorum perfidia, 1244).

Très tôt l’Église s’est inquiétée du Talmud dont on pouvait constater l’influence nocive sur le comportement des populations juives, mais il fallut cependant attendre le XIIIe siècle pour qu’une véritable politique d’examen approfondi du contenu du texte soit entreprise afin de déterminer sa nature exacte, et surtout qu’en soient fermement condamnées les affirmations principales et les blasphèmes absolument scandaleux que l’on découvrit dans ses pages, comme ceux-ci concernant Jésus :

« En ces jours-là, il y eut de nombreux combats et de grandes dissensions en Judée entre les Pharisiens et les « brigands » en Israël qui suivirent Jeshu’ah ben Pandera le Nasoréen qui fit de grands miracles en Israël jusqu’à ce que les Pharisiens l’aient vaincu et le pendirent sur un poteau. » (Sanhedrin 67a, MS Hébr. 1280, fol. 123 v, BNF).

« La veille de Pâques, on a pendu Yéshu (Jésus). Pendant les 40 jours qui précédèrent l’exécution, un héraut allait en criant : « Il sera lapidé parce qu’il a pratiqué la magie et trompé et égaré Israël.

Si quiconque a quelque chose à dire en sa faveur qu’il s’avance en son nom. » Mais on ne trouva personne qui témoignât en sa faveur et on le pendit la veille de Pâques. » (Talmud de Babylone, Sanhédrin 43a). [1]

  1. La première condamnation : Innocent IV Impia Judaeorum perfidia

C’est à Paris, en 1240, que le premier procès du Talmud se déroula, lorsque, après avoir été expulsé de l’école juive dans laquelle il se trouvait, Nicolas Donin (+ 1287), qui s’était converti en 1235 au christianisme et devint franciscain, dénonça les principaux passages

antichrétiens du texte, ceci dans une confrontation publique avec le rabbin Yehiel de Paris (+1286) qui était alors le responsable de l’école talmudique (yeshiva), confrontation où furent présents Eudes de Châteauroux chancelier de la Sorbonne,ainsi  que du côté juif, Moïse de Coucy, Juda ben David et Samuel ben Salomon. Faisant suite à sa démonstration, qui épouvanta les examinateurs et théologiens ecclésiastiques dans laquelle Donin cita des passages entiers du Talmud, dont il prouva qu’il était devenu pour les juifs une autre loi (alia lex) quasi supérieure à celle de la Torah,  montrant qu’il contenait d’horribles blasphèmes, encourageait à la haine envers les chrétiens et autorisait les juifs à se jouer des « goyim », de les voler voire les tuer, 24 charrettes remplies de manuscrits talmudiques furent brûlées en place de Grève le 20 juin 1242.

  1. Les condamnations pontificales du Talmud

« Les Juifs n’ayant pu anéantir le peuple chrétien en tuant le Christ, ont voulu le bafouer par la rédaction du Talmud, un tissu d’horreurs anti-chrétiennes. »

Martin V, Sedes Apostolica, 1425.

Cet acte pontifical d’Innocent IV va faire autorité pendant plusieurs siècles, et c’est sur lui que vont s’appuyer tous les pontifes ultérieurs qui auront à légiférer contre les Juifs et leurs écrits. On mesure donc combien cet examen de la doctrine du Talmud, suivi de sa condamnation, va s’avérer important au cours des périodes successives de l’Eglise afin de déterminer et fixer l’attitude officielle et magistérielle de Rome à l’égard du texte talmudique.

« La méchanceté des hébreux répand parmi le peuple des volumes pernicieux, des livres impies, et complètement détestables, damnés dans les temps anciens.»

Clément VIII, Cum hebraeorum malitia (1593).

Clément VIII va ensuite se distinguer en renouvelant, le 28 février 1593 – après avoir expulsé les Juifs des Etats pontificaux par le bulle Caeca et Obdurata trois jours plus tôt (25 février 1593)-  dans la bulle Cum hebraeorum malitia les anciennes interdictions de lire, vendre, imprimer ou posséder des exemplaires du Talmud, s’appuyant pour ce faire sur les actes des papes antérieurs, qu’il désignait nommément : Grégoire IX, Innocent IV, Clément IV, Jean XXII, Jules III, Paul IV (Cum nimis absurdum) et Grégoire XIII, « qui ont souvent appelé ce Talmud impie, puis damné, interdit et ont souhaité que soit exterminé du monde chrétien d’autres écritures pareilles et détestées » (qui saepius impium illud Thalmud nuncuparunt, et alia similia reprobata et detestanda scripta et volumina damnarunt, et retineri prohibuerunt, seu alias ex Christiani Orbis Provinciis et Regnis pro zelo exterminarunt). Le pape Clément VIII approuvait donc et renouvelait toutes les lettres et documents qui avaient été décrétés sur ce sujet.

III. Le véritable contenu antichrétien du Talmud

Mais un des points de la controverse contemporaine dont se font l’écho les articles traitant du sujet, porte sur une prétendue « mauvaise interprétation » du Talmud par les examinateurs chrétiens, qui se seraient mépris sur les termes hébreux. Or cet argument est faux pour plusieurs raisons. Outre que les premiers censeurs du texte furent des érudits juifs convertis au christianisme comme le franciscain Nicolas Donin, ce qui laisse supposer chez eux une bonne connaissance de la signification exacte des textes talmudiques, que le nombre conséquent de condamnations pontificales assorties de l’infaillibilité laisse penser qu’il y avait sérieusement matière à légiférer, il importe également de savoir que le Talmud fit l’objet de plusieurs éditions, mais aussi de dispositions disciplinaires de l’Église qui peuvent tromper ceux qui  ignorent ces éléments historiques, les amenant à accepter la thèse d’une injustice à l’égard du Talmud.

Rien n’est plus fallacieux. Il faut savoir que si le Talmud de Babylone en 1520 à Venise, suivi du Talmud de Jérusalem, furent édités dans une version intégrale bénéficiant d’un privilège papal, très vite le Vatican entreprit de détruire l’édition du Talmud, qu’elle avait antérieurement autorisée, en raison du scandale que provoquait la lecture du livre. En effet, le 9 septembre 1553, date du nouvel an juif, tous les exemplaires du Talmud furent brûlés à Rome, et la censure pontificale fut appliquée très sévèrement à la suite de la bulle Cum sicut nuper de Jules III en 1554, le Talmud étant mis en 1559 à l’Index Expurgatorius; le pape Pie IV en 1565 ordonnant même, mesure extrême, que le Talmud soit privé de son propre nom, ce qui entraîna la diffusion de l’appellation Sha » pour le désigner.

Le Talmud a était mis en 1559 à l’Index Expurgatorius par le pape Pie IV en 1565.

C’est donc sur une édition du Talmud « expurgé », sur laquelle se baseront la plupart des éditions ultérieures, édition publiée à Bâle de 1578 à 1581, dont est entièrement absente le scandaleux traité Avoda Zara (Idolâtrie) portant sur les non-juifs, ainsi que les passages les plus violemment anti-chrétiens; certaines phrases ou mots ayant été totalement modifiés pour ne pas susciter la colère de l’Eglise. Ainsi, les mots Min et Minim (identifiés aux judéo-chrétiens), Akoum (littéralement adorateur des étoiles mais interprété comme acronyme d’adorateurs du Christ et de Marie) etc., furent remplacés par celui, plus « neutre » de « Sadducéen ». Par ailleurs, il est tout à fait clair que le nom de Yeshou (ישו) désignant Jésus, apparaît positivement dans le texte non censuré du Talmud de Babylone, mais la bulle papale rédigée en 1554 a entraîné le retrait de toutes références à Yeshou. Toutefois on constate sans peine que les manuscrits du Talmud de Munich de 1342, de Paris et du Séminaire Théologique Juif, font apparaître le termeHa-Notzri, alors que ce terme fut ajouté à la mention de Yeshu (Sanhédrin 107b, Sotah 47a, Sanhédrin 43a, Sanhédrin 103a et Avodah Zarah 16b-17a), Notzri étant utilisé en hébreu pour désigner les chrétiens Yeshou Ha-Notzri (Jésus le Nazaréen).

Devant ces évidences, les arguties de Yehiel de Paris, dès le XIIIe siècle (identiques à celles que l’on délivre aujourd’hui de partout), qui soutint pour défendre le Talmud que le Yeshou de la littérature rabbinique était un disciple de Yehoshoua ben Perahya, antérieur à Jésus de Nazareth de plusieurs siècles et ne doit donc pas être confondu avec lui, ne tient pas un instant, d’autant que l’épithète Ha-Notzri, compris comme « Nazaréen » dans les occurrences du Talmud, qui incitait à l’apostasie en faisant des miracles et ayant eu une mort violente, se rapportent incontestablement à Jésus-Christ.

  1. La révélation du Talmud 

L’abbé August Rohling dans le « Juif talmudique » révéla les passages censurés du Talmud.

Il faudra donc attendre le XIXe siècle, même si l’étude du Talmud en Pologne conduisit à une impression de l’édition complète avec restauration du texte original réalisée à Cracovie entre 1602 et 1605 (c’est dans un même esprit que certains demandèrent un peu plus tard qu’une traduction soit réalisée et à Vienne, demande qui fut même portée devant les corps législatifs), pour qu’un prêtre, l’abbé Chiarini(1789-1832), professeur de langues orientales à l’université de Varsovie publie à Paris, en 1830, une volumineuse Théorie du Judaïsme, dans laquelle il fit figurer une traduction partielle du Talmud dans laquelle il révéla les passages qui avaient été expurgés et censurés, Talmud de Babylone traduit en langue Française et complété par le Talmud de Jérusalem, qu’il fit d’ailleurs éditer en 1831. Ce fut ensuit un autre ecclésiastique, l’abbé August Rohling (1839-1931), docteur en théologie, professeur d’exégèse à l’Université de Münster, chanoine de la collégiale de Prague, s’appuyant sur les travaux de Johann Andreas Eisenmenger (1654-1704), professeur d’hébreu à Heidelberg, qui se pencha

avec attention sur le sujet en utilisant des versions non expurgées du Talmud, et fit paraître en 1871 un ouvrage en Allemagne : Der Talmudjude (Le Juif talmudique), publié en France en 1888 par les soins de l’abbé Maximilien de Lamarque, docteur en théologie, dans lequel il citait de très nombreux passages censurés et expurgés du Talmud.

De nombreuses citations de Pranaitis dans le « Talmud démasqué », sont identiques aux passages du Talmud condamnés par les Papes.

C’est à une initiative comparable que se consacra Justin Bonaventure Pranaitis (1861-1917), prêtre catholique lituanien, professeur d’hébreu à l’Université ecclésiastique impériale de Saint-Pétersbourg, qui édita un livre qui aura un immense succès « Le Talmud démasqué », publié en latin en 1892 avec l’imprimatur de Mgr Kozlowski, l’archevêque métropolite de Moguilev, sous le titre : Christianus in TalmudeIudaeorum, — sive Ribbinicae doctrinae de christianis secreta ( « Le chrétien dans le Talmud des Juifs – ou les doctrines rabbiniques secrètes au sujet du chrétien »), ouvrage qui fit ensuite l’objet d’une polémique au prétexte que le religieux aurait utilisé des versions fautives du Talmud pour rédiger son livre. L’ouvrage, qui se présente comme une enquête approfondie sur les enseignements juifs anti-chrétiens, cherche à révéler ce que le Talmud contient comme passages blasphématoires, haineux et violents à l’encontre de la religion chrétienne, offrant en regard de chacune des citations latines la version hébraïque accompagnée des références contextuelles précises afin, comme le précise Pranaitis : « d’écarter l’accusation d’avoir utilisé une version falsifiée du Talmud ou de ne pas l’avoir traduit et interprété correctement, comme cela est généralement le cas lorsque l’on entreprend de révéler les secrets des enseignements juifs. »

Les rabbins décidèrent officiellement de retrancher les passages antichrétiens du Talmud, tout en transmettant cet enseignement blasphématoire oralement.

Il y a donc sur ce point, puisqu’une polémique surgira au sujet de l’authenticité des citations, plusieurs choses à considérer. Tout d’abord Pranaitis travaillait dans un pays orthodoxe, hors les orthodoxes n’avaient pas obligé les Juifs à épurer leur Talmud comme l’avaient fait les autorités catholiques lui donnant d’accéder à des textes inconnus des catholiques. Par ailleurs il utilisa des extraits de l’Abhodah Zarah Tosepoth, qui ne fait pas partie du Talmud en effet, mais est cependant un recueil de commentaires du Talmud issu de ses enseignements, que l’on peut donc admettre, non comme étant le Talmud lui-même, mais au titre des ouvrages talmudiques. On voit donc que les reproches peuvent apparaître comme des arguties afin de disculper le Talmud et les ouvrages s’y rattachant, des blasphèmes anti-chrétiens qu’ils contiennent, arguant d’une absence de référence des extraits cités de Pranaitis dans les éditions du Talmud, sans préciser que lors d’un Synode tenu en Pologne en 1631, les rabbins de nombreux pays décidèrent officiellement de retrancher les passages antichrétiens afin d’éviter des persécutions, quoique un « O » ou le mot « haiah » (était) furent inscrits à l’endroit des passages censurés afin de les marquer (les noms faisant référence aux chrétiens étaient également remplacés par des mots se rapportant à des peuples païens disparus depuis longtemps donnant aux Juifs de prétendre que ces passages ne visaient pas les chrétiens mais des idolâtres polythéistes), permettant à ce que ces textes soient enseignés oralement mais échappent aux condamnations, prudence qui n’était pas celle des rabbins médiévaux et des versions du Talmud qu’ils firent éditer et auxquelles pu accéder Pranaitis.

Voilà pourquoi si d’aucuns n’hésitent pas à soutenir un peu rapidement que le « Talmud démasqué » relèverait de la pure propagande et serait un faux contenant des citations imaginaires, l’assimilant aux Protocoles des sages de Sion, ce qui est pourtant très troublant c’est que les citations produites par Pranaitis sont d’une nature absolument identique à celle des passages condamnés par les Papes lorsque les versions non expurgées du Talmud furent examinées par les théologiens catholiques, ce qui entraîna la promulgation des multiples bulles pontificales qui jalonnent l’histoire de l’Eglise du XIIIe siècle à nos jours.  On trouve ainsi, pour prendre un exemple entre cent mais assez significatif, positivement dans le Talmud l’affirmation que les non juifs (goyim) ne sont pas des hommes dans  Keritot 6b, affirmation réitérée dans Yebamot 61a :

« Vous [juifs] êtes nommés  ‘‘homme’’ [adam], et les nations du monde [goyim] ne sont pas nommées ‘‘homme’’ », ce que Pranaitis reproduit avec exactitude : « Vous [les Juifs], vous êtes qualifiés d’hommes, mais les goyim ne sont pas qualifié de la sorte. »  (Cf.

Kerithot 6b in Le Talmud démasqué, Imprimerie Impériale des Sciences, 1892, p. 28). [2]

Conclusion

On ne peut supposer que l’Eglise par l’autorité des Papes, ait jugé nécessaire de condamner infailliblement le Talmud et ses blasphèmes, sans avoir de véritables motifs pour le faire.

C’est pourquoi, sachant la constante attitude de réprobation scandalisée de Rome à l’égard de l’enseignement talmudique, il est évident que l’on ne peut soupçonner un seul instant que l’Eglise, par la voix des Papes et de leurs déclarations officielles les plus solennelles par lesquelles ils engageaient leur infaillibilité, se soit trompée pendant plusieurs siècles, et ait jugé nécessaire de délivrer un enseignement formel de dénonciation de l’impiété judaïque assortie de sa condamnation rigoureuse demandant à ce que le Talmud, chose exceptionnelle pour un livre, soit systématiquement détruit par le feu, retiré des Etats chrétiens, inscrit pour ne jamais plus en sortir à l’Index Expurgatorius. Ainsi un pontife, Pie IV, ira même jusqu’à ordonner que ce livre soit privé pour toujours de son nom « tant il contenait des horreurs inqualifiables sur Christ et sa Sainte Mère ».

Jules III dans Cum sicut nuper ordonne que le Talmud qui « mentionne Jésus Christ ignominieusement » soient damnés et brûlés, alors qu’Innocent IV dans Impia Judaeorum perfidia, exhortait saint Louis à le brûler publiquement.

En effet, la foi chrétienne peut être mise en danger par les erreurs judaïques et talmudiques ainsi que le soulignait déjà Nicolas IV dans sa bulle Turbato corde (5 septembre 1288), ce qu’il est  aisé de constater en une période où, à la faveur d’une coupable désorientation, un

philo-judaïsme absolument contraire à la sainte doctrine s’est introduit dans l’Eglise :

« …De très nombreux chrétiens, reniant la Foi catholique, l’échangent pour le rite judaïque, chose digne de condamnation… Contre tous ceux qui ont commis pareille chose, comme contre les hérétiques et aussi contre ceux qui les favorisent, les protègent ou les défendent, procédez avec acharnement. » (Turbato corde, 1288).

Lire : Les Papes et le Talmud

Notes.

  1. La première mention de la pendaison de Jésus dans le Talmud se trouve dans Sanhédrin 43a, après la Mishna והכרוז יוצא לפניו וגו’. Les 2 Baraïtot qui lui font suite sont censurées mais sont dans les חסרונות. Il est aisé de le vérifier dans le seul manuscrit complet du Talmud, d’origine française, conservé à la Staatsbibliothek de Munich, [ BSB Cod.hebr. 95], daté, d’après le colophon, de 1342.
  1. Les 35 chefs d’accusations retenus lors du procès de 1240 ont été mis par écrit dans l’ouvrage Extractiones de Talmud, ce qui permet de connaitre certains passages du Talmud condamnés par Innocent IV :

« Parmi eux (les scribes et les docteurs du Talmud) il y en a qui ont donné pour loi : ‘Le meilleur des chrétiens, tue-le’! » : (… ) « Rabbi Siméon dit : ‘Le meilleur des chrétiens, tue-le; le meilleur des serpents, écrase-lui la tête’… Le meilleur des chrétiens peut donc être tué comme un méchant. »

XII. « Un chrétien peut être trompé, par ruse ou artifice, sans péché. » : « Ceci se lit dans l’Ordre Yeschuot, traité Baba-Kamma (fol. 38, a), chapitre Schor, (…) ; dans la Mischna (…). Par là les docteurs prouvent et disent que Dieu a livré aux juifs tous les biens des autres nations. »

XXX. « Trois fois par jour, dans la prière qu’ils regardent comme la plus importante, ils maudissent les ministres de l’Église, les Rois, et tous les autres, mêmes juifs, qui sont les ennemis des juifs. »

(Cf. Le Brûlement du Talmud à Paris (1242-1244), Nouvelle Gallia Judaïca, Cerf, 1999).

Par ailleurs au XVIe siècle, Sixte de Sienne, un juif converti, a recopié dans un livre les passages du Talmud qui lui paraissaient condamnables : Ghémara de Babylone traité 1, chapitre 4 : « Nous ordonnons que tout juif, trois fois par jour, maudisse tout le peuple

chrétien, et prie Dieu de le confondre et de l’exterminer avec ses rois et ses princes. Et que surtout les prêtres des juifs fassent trois fois le jour, dans la synagogue, cette prière en haine de Jésus de Nazareth (…) Dieu a prescrit aux juifs de s’approprier par n’importe quel moyen, soit par ruse, soit par violence, soit par usure, soit par vol, les biens des chrétiens. Les Etats chrétiens sont plus exécrables que les Etats des autres peuples, et c’est un moindre péché d’être au service d’un prince païen que d’un prince chrétien. Les églises des chrétiens sont des maisons de perdition et des lieux d’idolâtrie que les juifs sont tenus de détruire. »

 

 

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