LA BANALITÉ DU MAL : LE MAL AU SERVICE DU BIEN ??

6 août 1945, 70 années déjà depuis le massacre légal de toute la population d’une ville du Japon : Hiroshima. Le triomphe de l’Empire américain, du pouvoir militaire, du capitalisme et de la science. Le triomphe aussi des experts, des spécialistes de tous genres, qui nous ont fait croire, et qui continuent de le faire, nous faire croire que cette décision était parfaitement sensée, rationnelle et qu’elle était « le moindre de deux maux ». Les comptables de la mort qui calculent les valeurs respectives des vies humaines, mettent tout cela dans une équation qui nous démontrent ainsi que le Mal est logique et rationnel. Que tuer, mutiler, massacrer sont des concepts acceptables ou inévitables et que l’on ne peut y échapper : c’est ce que Hannah Arendt qualifierait de banalité du mal. On reproche, avec raison, aux Allemands d’avoir froidement calculé, planifié, construit et mis à exécution un plan effroyable qui visait la mort industrielle de millions de personnes, soit-disant ennemies du peuple, mais que dire des anglo-américains qui ont fait de même mais avec des technologies plus avancées de mort et de destruction ? Tuer pour servir la cause du Bien, avancent-ils. Tuer plusieurs personnes pour en sauver d’autres ?? Les comptables de la Mort s’en donnent à cœur joie, les chiffres et les statistiques ont définitivement remplacé toute trace d’humanité…

 

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