La cigale et la fourmi version 2011


LA CIGALE ET LA FOURMI

 

La Cigale, ayant chanté
Tout l’été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue :
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
« Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’Oût, foi d’animal,
Intérêt et principal.  »
La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
– Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
– Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

Oyé oyé braves gens, nous sommes tous très cordialement invités par une bulle, un clan, cette minorité de puissants à « consommer pour relancer la croissance ».  Je vais plutôt « moi je » vous conseiller de ranger vos chéquiers et carte-bleue dans le tiroir de la chambre.

La crise, chers amis, ne fait que commencer même si tous nos éminents économistes prétendent le contraire dans tous les médias.

Ne vous mettez pas en situation de fragilité en achetant à crédit des biens qui ne sont pas vitaux à votre foyer. Ne dépensez que le minimum, pensez aux charges fixes et factures obligatoires (loyer, impôts, factures edf, téléphone fixe, mutuelle santé, cantine des enfants, assurance maison et automobile etc.). Le dernier Iphone ou la super téloche écran plat peut attendre, d’autant plus et surtout si vous ne pouvez la payer cash. C’est un bon conseil et une bonne mesure. Ce que vous ne pouvez pas payer comptant n’est pas pour vous, ou tout du moins « pas tout suite ».

Économisez et le jour où vous aurez l’intégralité du prix du canapé et bien vous verrez à ce moment là si vous avez toujours envie de vous l’offrir et encore un petit conseil, payez-le « en billets, en vrais billets »  (*) on se rend mieux compte de la valeur des biens lorsque l’on règle en espèces.

40 billets de 20 € qui passent de votre main dans celle de la caissière du magasin, çà fait un choc croyez moi, bien plus parlant qu’un code de 4 chiffres à introduire dans une machine.

Soyez vigilant, ce qui vient vers nous va secouer et il ne faudra pas, à ce moment précis, être déjà en difficulté. Il n’y aura pas de bouées pour tout le monde.

De toutes façons il faut en finir avec cette addiction à la consommation. Je sais je sais, c’était l’bon temps celui où l’on pouvait craquer sans se culpabiliser –  mais aujourd’hui, compte tenu de la pollution de notre planète, nous devons penser que tous ces biens que nous « jetons » ne disparaissent pas comme par magie de la surface du globe. Nous devons comprendre que chacun de nos actes d’achat « non utile » rajoutent un peu plus de pollution et qu’un jour nous auront à en rendre compte.

Comprendre aussi que ces crédits à la consommation et crédits revolving créés uniquement pour enrichir les banques sont une des causes du surendettement en France. Vous croyez sauver votre foyer en contractant ces crédits ? Que nenni, la chute au bout du chemin sera encore plus dure.

BOYCOTTONS TOUS LES CRÉDITS A LA CONSOMMATION ET LES CRÉDITS REVOLVING !

Et puis pour les cigales de nature, je vous en supplie, je vous en conjure, contrariez votre nature si vous ne voulez pas finir le cul sur le trottoir à … tendre la main.

Cessons de surconsommer alors que nos revenus ne nous le permettent pas. Arrêtons de vivre au-dessus de nos moyens. Cessons de nous aliéner à ces marchands du temple que sont les hypermarchés, supermarchés, galeries marchandes qui n’ont d’autres buts que de nous appauvrir toujours plus avec des biens qui ne nous sont pas indispensables et qui nous plongent encore plus vite dans l’endettement.

La consommation est devenue une toxicomanie et ce qu’il nous faut, ce sont des cures de désintoxication, des Dr Olivenstein de la consommation.

Instructif : « La consommation est une addiction »

(*) Le plafond : 3 000 €

Les espèces comprennent les pièces métalliques et les billets de banque. Elles peuvent être utilisées, en principe, pour toutes sortes de paiement d’actes de consommation.

Les consommateurs ne peuvent cependant verser plus de 3 000 € en espèces pour payer un bien ou un service fourni par un professionnel. Si le prix à payer est supérieur à 3 000 €, sauf à payer en partie en espèces et en un autre mode de règlement, le consommateur doit le payer par chèque, carte bancaire ou virement (article 1649 quater B du Code général des impôts).

La loi fixe ce plafonds pour lutter contre le blanchiment d’argent.

 

 

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