Comment fut inventé le peuple juif

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Déconstruction d’une histoire mythique

Comment fut inventé le peuple juif

Les Juifs forment-ils un peuple ? A cette question ancienne, un historien israélien apporte une réponse nouvelle. Contrairement à l’idée reçue, la diaspora ne naquit pas de l’expulsion des Hébreux de Palestine, mais de conversions successives en Afrique du Nord, en Europe du Sud et au Proche-Orient. Voilà qui ébranle un des fondements de la pensée sioniste, celui qui voudrait que les Juifs soient les descendants du royaume de David et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars.
Par Shlomo Sand  

Tout Israélien sait, sans l’ombre d’un doute, que le peuple juif existe depuis qu’il a reçu la Torah (1) dans le Sinaï, et qu’il en est le descendant direct et exclusif. Chacun se persuade que ce peuple, sorti d’Egypte, s’est fixé sur la « terre promise », où fut édifié le glorieux royaume de David et de Salomon, partagé ensuite en royaumes de Juda et d’Israël. De même, nul n’ignore qu’il a connu l’exil à deux reprises : après la destruction du premier temple, au VIe siècle avant J.-C., puis à la suite de celle du second temple, en l’an 70 après J.C.

S’ensuivit pour lui une errance de près de deux mille ans : ses tribulations le menèrent au Yémen, au Maroc, en Espagne, en Allemagne, en Pologne et jusqu’au fin fond de la Russie, mais il parvint toujours à préserver les liens du sang entre ses communautés éloignées. Ainsi, son unicité ne fut pas altérée. A la fin du XIXe siècle, les conditions mûrirent pour son retour dans l’antique patrie. Sans le génocide nazi, des millions de Juifs auraient naturellement repeuplé Eretz Israël (« la terre d’Israël ») puisqu’ils en rêvaient depuis vingt siècles.

Vierge, la Palestine attendait que son peuple originel vienne la faire refleurir. Car elle lui appartenait, et non à cette minorité arabe, dépourvue d’histoire, arrivée là par hasard. Justes étaient donc les guerres menées par le peuple errant pour reprendre possession de sa terre ; et criminelle l’opposition violente de la population locale.

D’où vient cette interprétation de l’histoire juive ? Elle est l’œuvre, depuis la seconde moitié du XIXe siècle, de talentueux reconstructeurs du passé, dont l’imagination fertile a inventé, sur la base de morceaux de mémoire religieuse, juive et chrétienne, un enchaînement généalogique continu pour le peuple juif. L’abondante historiographie du judaïsme comporte, certes, une pluralité d’approches. Mais les polémiques en son sein n’ont jamais remis en cause les conceptions essentialistes élaborées principalement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe.

Lorsque apparaissaient des découvertes susceptibles de contredire l’image du passé linéaire, elles ne bénéficiaient quasiment d’aucun écho. L’impératif national, telle une mâchoire solidement refermée, bloquait toute espèce de contradiction et de déviation par rapport au récit dominant. Les instances spécifiques de production de la connaissance sur le passé juif — les départements exclusivement consacrés à l’« histoire du peuple juif », séparés des départements d’histoire (appelée en Israël « histoire générale ») — ont largement contribué à cette curieuse hémiplégie. Même le débat, de caractère juridique, sur « qui est juif ? » n’a pas préoccupé ces historiens : pour eux, est juif tout descendant du peuple contraint à l’exil il y a deux mille ans.

Ces chercheurs « autorisés » du passé ne participèrent pas non plus à la controverse des « nouveaux historiens », engagée à la fin des années 1980. La plupart des acteurs de ce débat public, en nombre limité, venaient d’autres disciplines ou bien d’horizons extra-universitaires : sociologues, orientalistes, linguistes, géographes, spécialistes en science politique, chercheurs en littérature, archéologues formulèrent des réflexions nouvelles sur le passé juif et sioniste. On comptait également dans leurs rangs des diplômés venus de l’étranger. Des « départements d’histoire juive » ne parvinrent, en revanche, que des échos craintifs et conservateurs, enrobés d’une rhétorique apologétique à base d’idées reçues.

Le judaïsme, religion prosélyte

Bref, en soixante ans, l’histoire nationale a très peu mûri, et elle n’évoluera vraisemblablement pas à brève échéance. Pourtant, les faits mis au jour par les recherches posent à tout historien honnête des questions surprenantes au premier abord, mais néanmoins fondamentales.

La Bible peut-elle être considérée comme un livre d’histoire ? Les premiers historiens juifs modernes, comme Isaak Markus Jost ou Leopold Zunz, dans la première moitié du XIXe siècle, ne la percevaient pas ainsi : à leurs yeux, l’Ancien Testament se présentait comme un livre de théologie constitutif des communautés religieuses juives après la destruction du premier temple. Il a fallu attendre la seconde moitié du même siècle pour trouver des historiens, en premier lieu Heinrich Graetz, porteurs d’une vision « nationale » de la Bible : ils ont transformé le départ d’Abraham pour Canaan, la sortie d’Egypte ou encore le royaume unifié de David et Salomon en récits d’un passé authentiquement national. Les historiens sionistes n’ont cessé, depuis, de réitérer ces « vérités bibliques », devenues nourriture quotidienne de l’éducation nationale.

Mais voilà qu’au cours des années 1980 la terre tremble, ébranlant ces mythes fondateurs. Les découvertes de la « nouvelle archéologie » contredisent la possibilité d’un grand exode au XIIIe siècle avant notre ère. De même, Moïse n’a pas pu faire sortir les Hébreux d’Egypte et les conduire vers la « terre promise » pour la bonne raison qu’à l’époque celle-ci… était aux mains des Egyptiens. On ne trouve d’ailleurs aucune trace d’une révolte d’esclaves dans l’empire des pharaons, ni d’une conquête rapide du pays de Canaan par un élément étranger.

Il n’existe pas non plus de signe ou de souvenir du somptueux royaume de David et de Salomon. Les découvertes de la décennie écoulée montrent l’existence, à l’époque, de deux petits royaumes : Israël, le plus puissant, et Juda, la future Judée. Les habitants de cette dernière ne subirent pas non plus d’exil au VIe siècle avant notre ère : seules ses élites politiques et intellectuelles durent s’installer à Babylone. De cette rencontre décisive avec les cultes perses naîtra le monothéisme juif.

L’exil de l’an 70 de notre ère a-t-il, lui, effectivement eu lieu ? Paradoxalement, cet « événement fondateur » dans l’histoire des Juifs, d’où la diaspora tire son origine, n’a pas donné lieu au moindre ouvrage de recherche. Et pour une raison bien prosaïque : les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée. A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.

Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne. Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2).

A défaut d’un exil depuis la Palestine romanisée, d’où viennent les nombreux Juifs qui peuplent le pourtour de la Méditerranée dès l’Antiquité ? Derrière le rideau de l’historiographie nationale se cache une étonnante réalité historique. De la révolte des Maccabées, au IIe siècle avant notre ère, à la révolte de Bar-Kokhba, au IIe siècle après J.-C, le judaïsme fut la première religion prosélyte. Les Asmonéens avaient déjà converti de force les Iduméens du sud de la Judée et les Ituréens de Galilée, annexés au « peuple d’Israël ». Partant de ce royaume judéo-hellénique, le judaïsme essaima dans tout le Proche-Orient et sur le pourtour méditerranéen. Au premier siècle de notre ère apparut, dans l’actuel Kurdistan, le royaume juif d’Adiabène, qui ne sera pas le dernier royaume à se « judaïser » : d’autres en feront autant par la suite.

Les écrits de Flavius Josèphe ne constituent pas le seul témoignage de l’ardeur prosélyte des Juifs. D’Horace à Sénèque, de Juvénal à Tacite, bien des écrivains latins en expriment la crainte. La Mishna et le Talmud (3) autorisent cette pratique de la conversion — même si, face à la pression montante du christianisme, les sages de la tradition talmudique exprimeront des réserves à son sujet.

La victoire de la religion de Jésus, au début du IVe siècle, ne met pas fin à l’expansion du judaïsme, mais elle repousse le prosélytisme juif aux marges du monde culturel chrétien. Au Ve siècle apparaît ainsi, à l’emplacement de l’actuel Yémen, un royaume juif vigoureux du nom de Himyar, dont les descendants conserveront leur foi après la victoire de l’islam et jusqu’aux temps modernes. De même, les chroniqueurs arabes nous apprennent l’existence, au VIIe siècle, de tribus berbères judaïsées : face à la poussée arabe, qui atteint l’Afrique du Nord à la fin de ce même siècle, apparaît la figure légendaire de la reine juive Dihya el-Kahina, qui tenta de l’enrayer. Des Berbères judaïsés vont prendre part à la conquête de la péninsule Ibérique, et y poser les fondements de la symbiose particulière entre juifs et musulmans, caractéristique de la culture hispano-arabe.

La conversion de masse la plus significative survient entre la mer Noire et la mer Caspienne : elle concerne l’immense royaume khazar, au VIIIe siècle. L’expansion du judaïsme, du Caucase à l’Ukraine actuelle, engendre de multiples communautés, que les invasions mongoles du XIIIe siècle refoulent en nombre vers l’est de l’Europe. Là, avec les Juifs venus des régions slaves du Sud et des actuels territoires allemands, elles poseront les bases de la grande culture yiddish (4).

Ces récits des origines plurielles des Juifs figurent, de façon plus ou moins hésitante, dans l’historiographie sioniste jusque vers les années 1960 ; ils sont ensuite progressivement marginalisés avant de disparaître de la mémoire publique en Israël. Les conquérants de la cité de David, en 1967, se devaient d’être les descendants directs de son royaume mythique et non — à Dieu ne plaise ! — les héritiers de guerriers berbères ou de cavaliers khazars. Les Juifs font alors figure d’« ethnos » spécifique qui, après deux mille ans d’exil et d’errance, a fini par revenir à Jérusalem, sa capitale.

Les tenants de ce récit linéaire et indivisible ne mobilisent pas uniquement l’enseignement de l’histoire : ils convoquent également la biologie. Depuis les années 1970, en Israël, une succession de recherches « scientifiques » s’efforce de démontrer, par tous les moyens, la proximité génétique des Juifs du monde entier. La « recherche sur les origines des populations » représente désormais un champ légitimé et populaire de la biologie moléculaire, tandis que le chromosome Y mâle s’est offert une place d’honneur aux côtés d’une Clio juive (5) dans une quête effrénée de l’unicité d’origine du « peuple élu ».

Cette conception historique constitue la base de la politique identitaire de l’Etat d’Israël, et c’est bien là que le bât blesse ! Elle donne en effet lieu à une définition essentialiste et ethnocentriste du judaïsme, alimentant une ségrégation qui maintient à l’écart les Juifs des non-Juifs — Arabes comme immigrants russes ou travailleurs immigrés.

Israël, soixante ans après sa fondation, refuse de se concevoir comme une république existant pour ses citoyens. Près d’un quart d’entre eux ne sont pas considérés comme des Juifs et, selon l’esprit de ses lois, cet Etat n’est pas le leur. En revanche, Israël se présente toujours comme l’Etat des Juifs du monde entier, même s’il ne s’agit plus de réfugiés persécutés, mais de citoyens de plein droit vivant en pleine égalité dans les pays où ils résident. Autrement dit, une ethnocratie sans frontières justifie la sévère discrimination qu’elle pratique à l’encontre d’une partie de ses citoyens en invoquant le mythe de la nation éternelle, reconstituée pour se rassembler sur la « terre de ses ancêtres ».

Ecrire une histoire juive nouvelle, par-delà le prisme sioniste, n’est donc pas chose aisée. La lumière qui s’y brise se transforme en couleurs ethnocentristes appuyées. Or les Juifs ont toujours formé des communautés religieuses constituées, le plus souvent par conversion, dans diverses régions du monde : elles ne représentent donc pas un « ethnos » porteur d’une même origine unique et qui se serait déplacé au fil d’une errance de vingt siècles.

Le développement de toute historiographie comme, plus généralement, le processus de la modernité passent un temps, on le sait, par l’invention de la nation. Celle-ci occupa des millions d’êtres humains au XIXe siècle et durant une partie du XXe. La fin de ce dernier a vu ces rêves commencer à se briser. Des chercheurs, en nombre croissant, analysent, dissèquent et déconstruisent les grands récits nationaux, et notamment les mythes de l’origine commune chers aux chroniques du passé. Les cauchemars identitaires d’hier feront place, demain, à d’autres rêves d’identité. A l’instar de toute personnalité faite d’identités fluides et variées, l’histoire est, elle aussi, une identité en mouvement.

Shlomo Sand
Historien, professeur à l’université de Tel-Aviv, auteur de Comment le peuple juif fut inventé, à paraître chez Fayard en septembre.

Source : Comment le peuple juif fut inventé (Shlomo Sand)



 

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Les loups …

Magnifique vidéo à regarder quand la Joie n’est pas au rendez-vous !

Musique (chant amérindien) « Yeha-Noha (Wishes Of Happiness And Prosperity) (Mendelsohn Edit)

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Nos élites ont signé la colonisation de l’Europe par l’islam après la première crise pétrolière.

Voici une bombe que je vous laisse le soin d’écouter.
Tout était prévu et programmé. Nos élites ont signé la colonisation de l’Europe par l’islam après la première crise pétrolière.

Alain Wagner dans ce court extrait d’une interview donnée au micro  de Henri Dubos, expose point par point toute la stratégie d’invasion de l’Europe par les masses islamiques documents officiels à l’appui. Signatures d’accords, regroupement familial, construction de mosquées, immigration massive, enseignement de l’arabe à l’école : tout était écrit. Voici en vingt minutes la face cachée du processus de destruction de l’Europe.

La vidéo : Nos élites ont signé la colonisation de l’Europe par l’islam après la première crise pétrolière.

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Les limites du devoir d’hospitalité… Immigrés, migrants, clandestins, par le Père Boulad

 

HenriBoulad
Immigrés, migrants, clandestins… Contre la doxa imposée par nos “élites” occidentales, le père jésuite égyptien Henri Boulad oppose le bon sens évangélique, avec humour et fermeté. Regardez et écoutez le remarquable sermon qu’il à prononcé en l’église des Jésuites d’Alexandrie le dimanche 17 juillet dernier, 16ème dimanche du temps ordinaire dans le calendrier liturgique du nouveau missel romain. Avez-vous entendu cela dans vos églises ?

Excellente cette homélie, à faire partager et que beaucoup de prêtres devraient écouter, vu leurs homélies neutres, fades, genre bisounours à l’image de nos politiques.

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Prière d’abandon

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Charles de Foucauld dans son ermitage au désert marocain ; si tous les humains pouvaient avoir la même douceur dans le regard…!

ACTE D’ABANDON DE CHARLES DE FOUCAULD :

« Mon Père, je m’abandonne à Toi.
Fais de moi ce qu’il Te plaira.
Quoique Tu fasses de moi, je Te remercie.
Je suis prêt à tout.
J’accepte tout.
Pourvu que Ta volonté se fasse en moi,
en toutes tes créatures.
Je ne désire rien d’autre mon Dieu !
Je remets mon âme entre Tes mains. »
Je Te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je T’aime et que ce m’est un besoin d’amour de me donner,
de me remettre entre tes mains sans mesure,
avec une infinie confiance,
car Tu es mon Père.

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Taizé : Nada te turbe

Paroles :

Nada te turbe nada te espante;
quien a Dio tiene nada le falta.
Nada te turbe, nada te espante;
sólo Dios basta.

Solo verses:
Todo se pasa, Dios no se muda,
La paciencia todo lo alcanza.

En Cristo mi confianza,
y de Él solo mi asimiento;
en sus cansancios mi aliento,
y en su imitación mi holganza.

Aquí estriba mi firmeza,
aquí mi seguridad,
la prueba de mi verdad,
la muestra de mi firmeza.

Ya no durmáis, no durmáis,
pues que no hay paz en la tierra.

No haya ningún cobarde,
aventuremos la vida.
No hay que temer, no durmáis,
aventuremos la vida.

St. Teresa de Ávila
Music : Jacques Berthier

Traduction française :

Que rien ne te trouble
que rien ne t’effraie,
tout passe,
Dieu ne change pas,
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien :
Dieu seul suffit.

Élève ta pensée,
monte au ciel,
ne t’angoisse de rien,
que rien ne te trouble.

Suis Jésus Christ
d’un grand cœur,
et quoi qu’il arrive,
que rien ne t’effraie.

Tu vois la gloire du monde ?
C’ est une vaine gloire ;
il n’ a rien de stable
tout passe.

Aspire au céleste,
qui dure toujours ;
fidèle et riche en promesses,
Dieu ne change pas.

Aime-le comme il le mérite,
Bonté immense ;
mais il n’y a pas d’amour de qualité
sans la patience.

Que confiance et foi vive
maintiennent l’âme,
celui qui croit et espère
obtient tout.

Même s’il se voit
assailli par l’enfer,
il déjouera ses faveurs,
celui qui possède Dieu.

Même si lui viennent abandons,
croix, malheurs,
si Dieu est son trésor,
il ne manque de rien.

Allez-vous-en donc, biens du monde ;
allez-vous-en, vains bonheurs :
même si l’on vient à tout perdre,
Dieu seul suffit.

therese_davilla

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Vidéo Comment la terre d’Israël fut inventée – Shlomo Sand

Comment la terre d’Israël fut inventée – Shlomo Sand

Rencontre exceptionnelle avec :
Shlomo Sand, professeur à l’université de Tel-Aviv, il s’est engagé dans une déconstruction des mythes de l’historiographie israélienne. Avec Comment le peuple juif fut inventé (Fayard, 2008), il s’était attaqué à la thèse selon laquelle les juifs formeraient un peuple au sens ethnique du terme. Il poursuit sa recherche en questionnant leur lien avec « Eretz Israël » dans Comment la Terre d’Israël fut inventée (Flammarion, 2012). Comme le premier, ce second livre a susicté un vaste débat en Israël même : il en ira sans doute de même en France…

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Les chrétiens et Israël

Les chrétiens et Israël

par I. Shammout


Un problème de conscience se pose aujourd’hui à certains Chrétiens à propos de l’actuel Etat d’Israël. Les uns, sensibilisés par « l’holocauste hitlérien », se sont empressés de le reconnaître ; d’autres – le petit nombre – refusent de reconnaître la légitimité d’Israël pour deux raisons :

1) Parce qu’ils sont sensibilisés par l’injustice que subit le peuple palestinien, chassé de sa terre par la violence.

2) Pour des motifs se rapportant à la foi en Jésus et au témoignage qui Lui est dû.

Le sujet de cette étude étant délicat, et pouvant susciter des sensibilités, il faut, avant de l’aborder, dire que ce n’est pas dans un esprit « antisémite » que le problème est traité, mais dans un esprit de justice sociale et religieuse. Nous sommes pour la liberté religieuse pour tous et partout, même en Israël où nous souhaitons que soient rapatriés les millions de Palestiniens exilés – Musulmans et Chrétiens – que les autorités israéliennes refusent de réintégrer, parce qu’ils ne sont pas juifs. N’est-ce pas là un racisme ?!

Pour clarifier le problème, il faut se poser la question suivante :  » Pour un chrétien, qu’est-ce que reconnaître l’Etat d’Israël ?  »

Est-ce reconnaître le fait accompli de sa présence, ou admettre la légitimité de cette présence en Palestine aujourd’hui ?

Pour ce qui est du fait accompli, qui est un phénomène historique, on ne peut que constater l’existence, en Palestine, depuis 1948 seulement, d’une entité politique que les Nations Unies, une institution laïque, acceptèrent de reconnaître comme l’Etat d’Israël.

Mais qu’en est-il de la légitimité de cette présence israélienne sur le sol palestinien ?

Par exemple : Un homme détient un objet usurpé ; nous reconnaissons que l’objet est en sa possession ; mais pouvons-nous, sans commettre une grave injustice, approuver le fait en lui reconnaissant la légitimité de cette possession ?

Ainsi, le problème de conscience qui se pose est le suivant :  » Pouvons-nous reconnaître la légitimité de L’Etat d’Israël en Palestine ?  »

Quand on parle de la légitimité d’un Etat, on se réfère à un droit historique sur un territoire donné. Dans le seul cas d’Israël, on évoque un droit biblique. Nous parlerons donc de la légitimité historique et biblique d’Israël.

I. – La légitimité historique

Il ne se trouve aucun argument historique suffisamment valable pour justifier, au XXe siècle, un Etat israélien en Palestine, celle-ci appartenant à ses citoyens palestiniens au même titre que tout autre pays est la propriété des siens. Des millions de Palestiniens réclament leur droit historique légitime sur la Palestine. Ces droits sont pré-bibliques et la Bible mentionne la Palestine et les Palestiniens. Les guerres des Palestiniens contre les envahisseurs juifs sont notoires (1 Samuel 28).

Avant la venue du Christ, les Juifs essayèrent souvent de former un Etat en Palestine. Celui-ci prit la forme d’un royaume vers l’an 1000 av.J.C.. Mais ce royaume se divisa en deux, moins d’un siècle après : un royaume du Nord en Samarie, et un autre au Sud en Judée, qui disparurent l’un et l’autre. Le premier fut détruit en 722 av.J.C., soit 200 ans après sa formation par l’invasion assyrienne, et le second en 586 av.J.C., soit 400 ans environ après sa formation, détruit par les Babyloniens qui exilèrent les Juifs à Babylone.

Ce n’est qu’au Ier siècle av.J.C., que le royaume juif se reconstitua sous l’Empire Romain, avec le roi Hérode le Grand en l’an 37 av.J.C.. Mais ce royaume fut de nouveau détruit par les troupes romaines de Titus en l’an 70 ap.J.C.. Les Juifs fuirent alors la Palestine vers les quatre coins du monde. Mais les Palestiniens demeurèrent en Palestine.

Deux milles ans plus tard, en 1948, un Etat d’Israël réapparaît en Palestine, réclamant des droits sur le pays au détriment des Palestiniens qui y avaient toujours vécu. Les Juifs qui affluèrent en Terre Sainte des quatre coins du monde, en chassèrent les Palestiniens par la violence. Ceux-ci durent quitter leurs foyers dans des conditions tragiques pour vivre en exil dans les pays arabes sous des tentes et dans des bidonvilles. Les grandes puissances aidèrent les Juifs à s’installer en Palestine, et reconnurent l’Etat hébreu un quart d’heure après sa proclamation le 14 mai 1948, comme si la Palestine et les Palestiniens n’existaient pas.

Or les preuves historiques de leur existence abondent. (Bibliques : Nombres 13:21-23, preuves sociales, culturelles, folkloriques, archéologiques : monnaie palestinienne ancienne et contemporaine etc…)

Il faut constater que ceux qui soutiennent Israël se sentent, en général, coupables vis-à-vis des Juifs ; ils optèrent donc pour les loger en Palestine. Mais est-ce faire justice que donner aux uns ce qui est arraché aux autres ? Peut-on disposer du bien d’autrui. Un Américain, un Anglais ou un Français par exemple ont-ils le droit de disposer d’une terre palestinienne qui ne leur appartient pas.

Une question : Pourquoi ceux qui veulent satisfaire leur conscience en plaçant les Juifs dans une patrie, ne leur ont-ils pas donné une partie de leur propre terre d’Europe ou d’Amérique puisqu’ils peuvent en disposer ?

A quoi l’on répond en général en évoquant une légitimité biblique : les Israéliens auraient un droit biblique sur la Palestine. Nous voici ainsi transférés du plan historique, au plan biblique, et le plus souvent par des personnes qui ignorent tout de la Bible.

C’est donc en tant que Chrétiens que les Juifs nous demandent de leur reconnaître un droit biblique sur la Palestine. Aujourd’hui, le peuple du Christ Jésus est sollicité pour rendre un témoignage favorable à ceux qui renient Jésus. Et ce au nom de la Bible. Telle est l’Epreuve de fidélité prédite par le Christ pour la fin des Temps. Le Vatican lui-même y échoua.

Car le judaïsme n’est ni une race ni une terre géographique mais une religion qui a trouvé son achèvement parfait dans le Christ Jésus. Pour un Chrétien, il est aussi absurde de reconnaître un Etat juif pour les Juifs qu’un Etat chrétien pour les Chrétiens.

II. – La légitimité biblique

Beaucoupde Chrétiens soutiennent L’Etat d’Israël croyant de bonne foi aider le « peuple élu » sur sa « terre promise ». Il nous est donc paru important de rappeler ce que signifient, à la lumière de l’Evangile, les notions de Terre Promise et de Peuple Elu.

A) La Terre Promise

La Palestine n’est pas une terre promise par la Bible aux Israéliens d’aujourd’hui, pour les deux raisons suivantes : 1) la Terre Promise est le symbole d’une réalité spirituelle, et 2) elle fut promise sous condition.

1) – La Terre Promise est spirituelle.

Dieu promit à Abraham et à ses descendants une Terre. La notion de cette Terre Promise, telle que voulue par Dieu, fut expliquée au long des siècles par la Bible, pour apparaître enfin comme une réalité spirituelle, non géographique. C’est pourquoi Saint Paul dit : « Par la foi, Abraham vint séjourner dans la terre promise comme en pays étranger, y vivant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers avec lui de la même promesse. C’est qu’il attendait la ville pourvue de fondations dont Dieu est l’Architecte et le Constructeur. » (Héb 11:9).

La spiritualité de la Terre a déjà ses racines dans l’Ancien Testament. Ainsi la tribu de Lévi ne possédait pas de terre, Dieu étant Lui-même son partage. La Bible dit en effet : « Moïse ne donna pas d’héritage à la tribu de Lévi ; c’est Yahvé le Dieu d’Israël qui est son héritage » (Jos 13:14 et 33).

Par ailleurs le Psaume 36(37) dit que ce sont les doux et les justes qui posséderont la terre, et il n’est pas dit que tous les Israéliens en Palestine sont doux et justes ; ces vertus peuvent se trouver partout. Enfin, Jésus expliqua ce fait en disant que le « Royaume de Dieu » n’est pas une entité visible, mais qu’il se trouve dans le coeur de l’homme. Aux Pharisiens qui lui demandèrent quand devait apparaître le Royaume de Dieu qui, pour eux, signifiait l’empire sioniste universel, Jésus répondit : « La venue du Royaume de Dieu ne se laisse pas observer, et l’on ne saurait dire : le voici ! le voilà ! Car, sachez-le, le Royaume de Dieu est en vous » (Luc 17:20).

Il se trouve aujourd’hui, au sein même du Judaïsme, des rabbins qui soulignent la dimension spirituelle de la Terre Promise. Ainsi ce commentaire du grand rabbin Jonathan Eybeschutz : « Il est écrit : ‘Et vous demeurerez dans le pays que J’ai donné à vos ancêtres (Ezék 36:28). L’Eternel avait promis à Abraham de lui donner la terre de Canaan, mais quand Sarah est morte, il ne possédait même pas un terrain pour l’enterrer. Comment donc la promesse a-t-elle été accomplie ? C’est qu’il y a deux terres qui portent le nom d’Israël : Il y a la terre d’Israël d’En Haut, et il y a la terre d’Israël d’en bas. La terre Sainte est la Terre Céleste où il y a le Palais divin, d’où se déversent les sources de la Sagesse. C’est cette terre spirituelle qui a été promise et donnée à nos ancêtres, et non la terre matérielle. » (Le Royaume de Dieu et le royaume de César par le rabbin Emmanuel Lévyne. Editions « Le Réveil », Beyrouth).

Quant aux descendants d’Abraham, les héritiers de la Terre Promise, cela est aussi une notion spirituelle. Un Chrétien ne doit pas les chercher dans une généalogie historique et ethnique qui passerait l’héritage de père en fils, mais selon la foi au messianisme de Jésus. Saint Paul dit en effet : « Si vous êtes au Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. » (Galates 3:29)

Ainsi pour un Chrétien, tout Juif qui refuse de reconnaître Jésus comme le Messie et en attend un autre, ne doit pas être considéré comme descendant d’Abraham, ni héritier de la Terre promise, qu’elle soit spirituelle ou matérielle.

2) – La promesse est conditionnelle

Dieu déshérita les Juifs avant même la venue de Jésus-Christ. La terre fut promise à condition de fidélité à l’Alliance ; cette condition n’as pas été respectée ; l’Alliance fut ainsi rompue par les Juifs ; Dieu annonça alors une Nouvelle Alliance, celle établie par Jésus, que les Juifs refusent toujours.

a) La condition :

A supposer que la Terre Promise soit un lieu géographique, il ne faut pas oublier alors que la promesse fut faite sous condition. En effet, Moïse avait dit aux Juifs : « Si tu n’as soin d’observer toutes les paroles de cette Loi… Dieu donnera une gravité insigne à tes plaies et à celle de ta postérité … »

La conjonction « si » démontre que la promesse est conditionnelle. Moïse poursuit en disant : « Parce que tu n’auras pas obéi à la voix de Yahvé ton Dieu, alors autant le Seigneur s’était plu à vous combler de ses bienfaits… autant il se plaira à consommer votre perte, à vous anéantir, et vous serez arrachés de ce sol dont vous allez prendre possession ». (Deut 28:58-63)

Il est donc clair qu’en cas de trahison, non seulement il n’est plus question de terre, mais de châtiments pénibles et d’expulsion de cette terre, pour les Juifs et leurs descendants. Telles sont les termes de l’Alliance.

b) L’Alliance rompue :

Les Juifs ne respectèrent pas les conditions de l’Alliance. La Bible dit franchement qu’ils ont trahi Dieu en adorant les idoles des pays voisins, et en leur offrant même leurs enfants en sacrifices, imitant ainsi les coutumes païennes. (Voir 1 Rois 16:30-34 / Jérémie 7:30-32). De même le Psaume 106(105) dresse le bilan des infidélités du peuple juif. « Ils se sont révoltés contre le Très Haut… Ils fabriquèrent aussi un veau (d’or) en Horeb… Ils s’attachèrent à Baal… Ils imitèrent les païens et se firent les serviteurs de leurs idoles… Ils sacrifièrent leurs fils et leurs filles, qu’ils immolaient aux idoles de Canaan ».

C’est pourquoi Dieu, parlant par les prophètes, a fulminé sa colère contre Israël : « Ecoutez donc ceci, chefs de la maison d’Israël, vous qui exécrez la justice et qui tordez tout ce qui est droit, vous qui construisez Sion avec le sang et Jérusalem avec le crime en disant : Yahvé n’est-il pas au milieu de nous ?… Par votre faute Sion deviendra une terre de labour, et Jérusalem une ruine… » (Michée 3:9-12).

Dieu dit encore dans le livre d’Isaïe : « J’ai élevé des enfants, je les ai vus grandir, et eux se sont insurgés contre moi. Un boeuf connaît son possesseur, un âne la crèche de son maître : Israël ne connaît rien… Oh! nation pécheresse, peuple chargé d’iniquités, race de malfaiteurs, enfants dégénérés ! Ils ont abandonné le Seigneur » (Isaïe 1:2-4).

c) Rupture et Nouvelle Alliance :

Après avoir dénoncé l’infidélité d’Israël, Dieu déclara à travers Jérémie la rupture de l’Alliance par les Juifs. Il annonça la venue d’une Nouvelle Alliance, qui ne sera pas comme la première, puisque la part du croyant n’est pas une terre, mais Dieu Lui-même : « Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec la maison d’Israël une Alliance Nouvelle, qui ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères… Alliance qu’ils ont rompue, eux… Mais voici quelle Alliance je conclurai… Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leurs coeurs que je l’inscrirai ; Alors je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. » (Jér 31:31-33).

Il est évident que cette Nouvelle Alliance diffère de la première, puisqu’elle « ne sera pas comme elle ». Une des différences réside dans le fait qu’elle ne promet aucune terre géographique, mais qu’en revanche c’est Dieu qui se donne à tous ceux qui croient en Jésus, Fondateur de la Nouvelle Alliance.

Les Juifs refusent encore l’Alliance du Christ parce qu’elle ne leur promet aucune terre géographique, ni ne leur accorde le « privilège » d’établir l’empire sioniste mondial qu’ils souhaitent.

B) Le peuple élu

L’élection divine n’a jamais eu pour objet un peuple hébreu tout fait comme certains le pensent encore, le choix de Dieu s’étant arrêté sur un homme, Abraham le Syrien, et non sur une nation juive qui n’existait pas avant Abraham. Il est donc faux de croire que le judaïsme est une race ; c’est pourquoi la Bible rappelle aux Juifs que leur ancêtre Abraham est araméen, c’est-à-dire un Syrien. Moïse insiste sur ce point quand il dit aux Juifs : « Tu prononceras ces paroles devant Yahvé ton Dieu : Mon père (Abraham) était un Araméen … » (Deut 26:5)

Le but du choix d’Abraham était de former un milieu social pour accueillir le Messie. Le but n’était donc pas le peuple, mais le Christ qui est « venu chez les siens, mais les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1:11).

Mais à tous ceux qui ont reçu Jésus comme Messie, indépendamment de leur race, Il leur « a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1:12), et de former ainsi le peuple universel de Dieu. D’après l’Evangile, le peuple de Dieu est celui de Jésus.

Autrefois Jésus dit aux Juifs : « Si vous ne croyez pas que Je suis (le Christ), vous mourrez dans vos péchés » et encore : « Si Dieu était votre Père vous M’aimeriez … «. Il leur déclara enfin : « Vous avez pour père le diable, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir » (Jean 8:24-44).

Aujourd’hui que leur disent les Chrétiens ? « Vous êtes nos frères aînés », leur avait dit le Pape Jean-Paul II à la synagogue de Rome. Comment un disciple de Jésus et son négateur peuvent-ils être des frères ? « Si quelqu’un vient à vous sans apporter cette doctrine, ne le recevez pas chez vous et abstenez-vous de le saluer. Celui qui le salue participe à ses oeuvres mauvaises » (2 Jean 10 et 11).

Pour Jésus, dont nous sommes les témoins, le vrai Juif c’est le disciple de Jésus. Dans l’Apocalypse, Jésus ne dénonce-t-il pas les Juifs comme « usurpateurs du titre de Juifs, une synagogue de Satan plutôt » ?? (Apoc 2:9 et 3:9).

C’est pourquoi Saint Paul dit : « Si vous appartenez au Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham » (Galates 3:29). Il invite donc les Juifs à croire en Jésus pour être « greffés » sur le peuple de Dieu (Rom 11:23).

Il n’est donc pas question de repousser les Juifs en tant que personnes, mais Israël en tant qu’Etat. Les Juifs, au contraire, sont invités à suivre Jésus pour faire partie du peuple de Dieu. L’Amour et la Vérité nous incitent à ne pas les enfoncer dans leur erreur, en les laissant croire qu’ils sont encore le Peuple Elu, de retour sur sa Terre Promise.

Car nous devons comprendre que les Juifs, qui continuent de nier que Jésus est le Christ, portent la caractéristique spécifique de l’Antichrist annoncé par Jean : « Qui est le Menteur, sinon celui qui nie que Jésus soit le Christ ? Le voilà l’Antichrist » (l Jean 2:22).

. . .

La prophétie de Jean sur l’Antichrist ne peut pas être appliquée sur ceux qui reconnaissent que Jésus est le Christ, mais sur ceux qui refusent son messianisme. Cette caractéristique ne s’applique qu’aux Juifs qui, explicitement, renient Jésus et attendent un autre messie. C’est l’Antichrist.

Il ne faut pas s’étonner du fait que les Juifs qui ne croient pas en Jésus, ne soient pas le peuple élu. Jésus avait dit à propos d’un officier romain qui manifestait sa foi en Lui : « En vérité, je vous le dis, chez personne en Israël je n’ai trouvé une telle foi. Eh bien ! je vous dis que beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des Cieux, tandis que les sujets du royaume (d’Israël) seront jetés dehors dans les ténèbres : là seront les pleurs et les grincements de dents» (Matthieu 8:11).

L’opposition entre le Royaume de Dieu et celui d’Israël est le centre du litige entre Jésus et les Juifs ; cette opposition est manifeste dans les paroles du Christ, lorsqu’il dénonça les sujets du royaume d’Israël, et les vouant aux ténèbres extérieures (Matthieu 8:11).

Ainsi, avec la venue de Jésus, le concept de peuple élu s’est transformé d’une notion tribale et chauvine, en une notion universelle. C’est pourquoi Jésus condamne les « sujets du royaume » d’Israël qui ont voulu comprendre le Judaïsme d’une manière nationaliste : « Vous avez pour père le diable et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir » (Jean 8,44). Ceux qui ont pour père le diable, ne peuvent pas être les « frères aînés » de ceux qui ont Jésus pour Père.

C’est aussi pourquoi Jésus a toujours refusé d’être le roi d’un Empire sioniste : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », avait-il dit ( Jean 18:36 ).

Les prophètes avaient déjà étendu l’élection aux peuples de toutes races. Isaïe, huit siècles av.J.C., n’avait-il pas proclamé cet oracle de Dieu : « Et Moi, Je vais rassembler les nations de toutes langues… et de certains d’entre eux je me ferai des prêtres et des lévites, dit Yahvé » ( Isaïe 66:18-21 ). Ainsi, le choix de ministres du culte parmi les nations non juives, tel que le pratiquent les Chrétiens, est une preuve de l’authenticité du sacerdoce universel de Jésus. Que conclure donc ?

Source de l’article…

 

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Hitler a co-fondé Israël dès 1933 avec les Juifs sionistes

Le Contrat de Transfert : Hitler a co-fondé Israël dès 1933 avec les Juifs sionistes !

En deux mots, de quoi s’agit-il ? C’est quoi encore cette histoire ?

Edwin Black est un Ecrivain, Journaliste d’investigation, Juif américain. Ses parents, d’origine polonaise et migrés aux USA, lui ont raconté qu’ils étaient des « rescapés de l’Holocauste ». Ceci dit, le petit Edwin a grandi dans une famille qui est restée bien muette sur le sujet pendant toute sa jeunesse alors que dans le monde extérieur l’on ne parle partout que d’holocauste. C’est ainsi que devenu adulte, Monsieur Black démarre une enquête à la fin des années 70, lorsqu’il a une vingtaine d’années, pour tenter d’arracher une vérité que ses parents s’obstinaient à ne pas vouloir lui confier.

C’est en 1984, que Black sort son premier livre, Le Contrat de Transfert (The Transfer Agreement) et fait des révélations qui font exploser les articles, les controverses et le tout petit monde de la Shoah : l’Etat National-Socialiste allemand, à peine arrivé au pouvoir en Janvier 1933, juste après le boycott international dicté et dirigé contre l’économie allemande en Mars 33, décide dès Avril 33 de faire un pacte avec les Juifs sionistes d’Allemagne et du monde entier pour contrecarrer le boycott ainsi que de se débarrasser des Juifs pour toujours en les faisant transiter eux et leurs biens matériels et financiers vers la Palestine alors possession britannique. Les Juifs sionistes et les Nazis sont même allés jusqu’à faire un montage financier complexe pour arriver à contourner les frontières des devises afin de faire passer les capitaux juifs et les aider à faire leur Aliyah définitivement.

http://www.agoravox.tv/culture-loisirs/etonnant/article/le-contrat-de-transfert-hitler-a-35709

Voici une vidéo qui introduit et synthétise ce dossier explosif en 13 mns top chrono :


Interview Edwin Black 1/2

Pistache sur le loukoum, les Juifs sionistes sont même allés jusqu’à jouer les V.R.P. pour vendre les produits du Reich dans tout le Moyen-Orient ! Eux pourtant à des milliers de kilomètres du pays des méchants Aryens ; qui l’eut cru ? Mais le business, c’est quand même sympa. Et si ça paye les chaussures en croco., pourquoi pas.

LeAoût 1933, le contrat de transfert est signé. C’est quasiment deux milliards de dollars d’aujourd’hui qui quittent le Reich pour le pays des oranges de Jaffa. Hitler a physiquement construit Israël dans les années trente. La Palestine avait été perdue par l’Empire Ottoman seulement 15 ans auparavant et elle est gérée depuis une décennie par le Royaume-Uni qui possède un mandat de la S.D.N. sur cette terre.

ATTENTION : il s’agit de l’unique interview donnée par l’Ecrivain sur ce livre !!!
Il a donné de multiples entretiens et conférences sur tous ses autres livres ; mais celui-ci a failli ne jamais avoir lieu. C’est un moment unique que vous découvrez !

Nom officiel du pacte : 
Heskem Haavara/הסכם העברה (Hébreux) ; Ha’avara-Abkommen (Allemand) ; Haavara Agreement (Anglais) ; l’ Accord Haavara (Français).

Sources sur la vidéo d’introduction :
Info. reportage
Date : Samedi 22 Avril 1984.
Journalistes : Deborah Norville & Rich Samuels.
Source : JT 10 Heures / Channels 5 News (USA).

Info presse (coupure journal)
Date : Lundi 28 (rédaction) + 29 Août 1933 (édition).
Source : The New York Times.

Sources pour la video d’interview :
http://www.c-spanvideo.org/program/TheTransf&showFullAbstract=1

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Antisionistes juifs

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Il faut citer ce que disait Albert Einstein à propos de l’état d’Israël et de son parti politique dirigeant ? Lorsque Begin, devint 1er ministre :

Einstein : – « Parmi les phénomènes politiques les plus inquiétant de notre temps, il y a l’émergence, dans l’état nouvellement créé d’Israël, d’un parti de la liberté (herut), un parti politique très proche, dans son organisation, sa méthode, sa philosophie politique et son appel social, des nazis et partis fascistes »… 

C’est ce qu’il s’appelle être habillé pour l’hiver ! :)

antisionisme

antisionisme2

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usa_israel

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